Quand rosalynd s'Edith...ça déméninge !


Les Editions rosalynd4feuilles se payent une page (ben tiens, pourquoi pas exister après tout, par vent et marées, je résisterai!) !
Hé oui, petite réorganisation de mon site Internet (où il faut toujours aller jeter un oeil...
parce que là ça continue à bouger...):
Quelques mises à jour (nouvelles illus, nouvelles peintures...)
et l'apparition d'une page réservée aux "Editions rosalynd4feuilles".
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Rappel des faits:
Toute une histoire pour des queues de cerises...ou comment être visible quand on est invisible !!!
Pu.... BIP, 4 ans, ça commence à faire long... depuis 2004 je m'essaye à l'illustration !!!
Après des demandes répètées, en panne d'auteur, je me mets à écrire également (mon expérience en 2007 en tant que Correspondante de Presse au journal hebdomadaire "L'Observateur de l'Arrageois" me confirme que j'ai bel et bien une bonne plume (le message passe avec le public).
Hé oui, je me jette des fleurs, ça fait du bien de temps en temps (surtout quand les commentaires n'affluent pas...).
Des envois par courriers, par mails à nos chers éditeurs (en changeant les formulations, changeant les présentations, sous toutes les formes...) restés à ce jour sans réponses. je suis même aller les rencontrer au fameux Salon de Montreuil en novembre 2007 (pour voir si ils exitaient vraiment et mes rendez-vous ce sont passés à merveille, demandes d'envois par mail etc.).
Je me disais: j'ai passé un cap, depuis, RIEN...
Depuis quelques semaines, on parle de moi dans la presse, les médias, je m'expose, je créé mes livres, toujours RIEN...
C'est à n'y rien (tiens, tiens) comprendre, une inéxpression totale...
Je pensais naïvement peut être que j'avais affaire à des passionnés...
mais après tout, c'est peut être ça être blasé !
Je pensais naïvement peut être que j'avais affaire à des passionnés...
mais après tout, c'est peut être ça être blasé !
Quand je vais dans les librairies aujourd'hui, rares sont les livres qui m'attirent encore, je cherche désespèrément la perle sur laquelle je vais craquer sans la trouver (elles se font si rares). La standardisation du format, du papier, de la mise en page, des textes sans intérêts, sans âme, de très mauvaises illustrations (criardes, pixelisées, vulgaires) à foison et par contre de rares illustrateurs de génie noyés et avalés (dévalorisés) par des mises en forme fades et hyper commerciales.
Depuis 2004, je n'avais que cette idée là en tête (une idée fixe qui a finit par me faire un moral en dent de scie et une production aléatoire, en attente, 2 images et puis l'attente).
Au final je ne finissais rien...
Depuis 2004, je n'avais que cette idée là en tête (une idée fixe qui a finit par me faire un moral en dent de scie et une production aléatoire, en attente, 2 images et puis l'attente).
Au final je ne finissais rien...
Alors j'ai commencé à faire du rangement, de la réorganisation pour y voir plus clair. J'ai investi chez le célèbre fabricant de meubles suédois, trié mes bibliothèques, fait l'inventaire de mon matos... rien à faire me voilà taraudée (j'aime bien ce mot !) par les grandes questions existentielles... pourquoi... je ne comprends pas... peut-être que ce que je fais c'est vraiment nul...hé hop le brouillard épais, une vrai purée de pois cassés (et mes essuies glaces qui ont rendu l'âme).
Une seule réponse me vient à l'esprit: "mettre fin à ce jeu de cache cache".
Fini le moral dans le fond des baskets et les délires caoutchoutesques,
fini la ruminomanie aïgue et le look vache Milka, vous voyez le genre...
Fini le moral dans le fond des baskets et les délires caoutchoutesques,
fini la ruminomanie aïgue et le look vache Milka, vous voyez le genre...
J'en peux plus !!!
La coupe est pleine et ma décision est prise...
adieu veaux, vaches, cochons...
et vive la liberté !
Aujourd'hui en panne d'Editeur, je m'autoédite et compte bien rassasier ma soif d'imagination.
Si j'ai bien compris, je suis simplement une "self made woman", je me bats avec les moulins et je n'hésite pas à passer par la petite porte pour arriver à mes fins.
Si j'ai bien compris, je suis simplement une "self made woman", je me bats avec les moulins et je n'hésite pas à passer par la petite porte pour arriver à mes fins.
Je me rends compte que j'aurais peut-être plus de succés, avec de belles rencontres à la clé et surtout plus de liberté en poursuivant ma route seule avec pour seul but de défendre
"Les Editions rosalynd4feuilles"
et de les faire exister réellement.
Faire les livres que j'aime à mon rythme et manger des cerises, c'est ça le bonheur.
Et vous dites moi tout, qu'en pensez-vous ?
10 commentaires:
je pense que c'est courageux et je te souhaite bonne chance !!!
Hello Elisa et merci de passer par là.
Tu vois, déjà tu es la seule à oser t'exprimer ici face à mon appel à commentaires (malgrés le compteur qui monte)...j'aurais aimé que d'autres me donnent leur avis aussi, me rassurent...
Mais tu sais il n'y a rien de bien courageux dans le fait de vouloir enfin cesser de se poser des questions qui n'ont que trop duré...et qui n'ont pas lieu d'être, je sais ce que je vaux et de toute façon pour moi rien ne va réellement changer (ils n'ont jamais donné signe de vie, ce n'est pas comme si je me grillais).
je vais continuer à éxister avec mes illustrations et mes peintures, avec beaucoup plus d'élan, être plus présente et efficace (puisque je ne serai plus dans l'attente) cette fois je vais agir pour moi, faire des salons, exister et produire mes livres en petite quantité, des livres de qualité, que j'aurais pensés et conçus avec joie. Tu sais quand j'ai participé à la Biennale "Livres à voir", ils étaient 63 petits éditeurs heureux dynamiques et super créatifs. j'aurai voulu tous les acheter ces livres sortis de leur imagination, c'était magnifique, je n'en ai jamais vu des comme ça dans le commerce. Voilà un peu le déclencheur qui me fait prendre cette décision aujourd'hui !!! j'avais déjà un petit peu commencé avec mes petits livres, maintenant je vais penser vraiment en tant qu'éditeur.
M'enlever cette foutue idée de la tête pour avancer (sinon je serais restée là à attendre quelque chose qui ne serait jamais arrivé!)
Bon j'espère quand même que vous n'allez pas me bouder et continuer à me rendre visite et me considérer un peu comme une vraie illustratrice aussi ?!
si je trouve ça courageux de se lancer. tu n'es pas la seule dans ta situation. Moi aussi je peine à trouver des éditeurs c'est toujours trop ceci ou pas assez celà... et puis je me rend à l'évidence, ce qui est édité est souvent bien mieux... Mais il y a aussi moins bien alors pourquoi pas moi ?!
Enfin bref, on est beaucoup à rester des observateurs de ce monde de l'édition. de là à prendre notre courage à 2 mains pour s'auto-éditer, il y un un (gros) pas quand même.
Enfin je pense aussi qu'on peut exister à côté de l'édition en faisant des expos, des salons et des illustrations pour de la com (affiches etc.).
bon courage !
Ouaip mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai eu besoin de cracher la savonnette (trop complaisante à mon goût) qui me restait en travers de la gorge depuis bien trop longtemps, blurbssss... d'habitude, j'attends toujours 2 jours et ça passe, mais là comme je te dis ça n'a pas suffit à calmer le bête. Je sature, je pense qu'encore une fois ce n'est hélas qu'une question de relations et qu'avec mes bottes en caoutchouc de province ça ne passe pas.
Je sais bien qu'ils sont nombreux derrière à attendre la même chose.
Mais pourquoi attendre le bon vouloir d'un éditeur, après tout, ce ne sont que des êtres humains qui font une séléction selon leurs critères.
Qui achète les livres, le public, toi , moi, nous faisons partie du public. Alors pourquoi ne saurions nous pas discerner le bon du moins bon...
De mon côté, comme je te le disais, à Montreuil tout s'est très bien passé (pas d'histoire de trop ceci ou trop cela) alors y'a qu'à! Je ne demande pas grand chose, qu'on me fasse faire un essai, qu'on m'encourage, qu'on me suive au moins...
C'est pour cela que je ne veux plus attendre leur bon vouloir et passer à côté d'une partie de ma vie d'illustratrice, j'ai des choses à dire, à exprimer. Je ne lacherai pas l'affaire et je compte bien continuer à être 10 fois plus présente!
Bon courage Sandrine, c'est peut-être une solution, mais je ne crois pas qu'il faille abandonner totalement les éditeurs.
Ils ne sont pas fautifs, et surtout pas tenus d'éditer tous ceux qui passent chez eux (de plus en plus nombreux et compétents ).
Il n'empêche que le chemin est difficile, et à mon avis, la réussite est aussi une question de chance : il faut non seulement plaire mais surtout tomber au bon moment sur la bonne personne. C'est pourquoi il faut savoir insister sans être insistant...
ils vont arriver, les avis, j'en suis sure
Tu vois je passais par là alors j'en profite
Moi je crois que le livre d'artiste te va bien, et j'ai envie d'en voir plein de ta petite édition
A Arras, c'était tellement bien, tous ces livres réunis, toutes ces idées, toutes ces personnalités différentes, une vraie richesse, non?
Et puis ce qu'il faudrait, c'est se grouper un peu pour faire des choses ensemble tu ne crois pas?
Hello Patrick, contente d'avoir ton avis et que tu abandonnes 5mn ta pelle et ton seau et tes palettes et tes pinceaux pour venir encourager et colmater la bonne femme qui s'effrite lamentablement! Ah, ah, c'est bien l'autodérision, nan ?
Toi qui t-y connais en bouteilles à la mer, la bas sur ton rivage il doit y en avoir plein qui s'échouent chaque année et qui cherchent désespèrement un destinataire... qu'ils ne trouveront peut-être jamais (comme David Vincent et son raccourci).
Tu sais, n'étant pas en très bon terme avec la Dame chance, je ne veux pas mourir idiote en attendant un signe de vie de ces chers éditeurs.
Je veux surtout arrêter de perdre mon temps de ce côté là et mon moral avec ( ne plus être en position de demande) et retrouver la joie de créer en toute insouciance et en pleine liberté.
Après tout, qu'est-ce que je risque...et puis si un jour... un éditeur passe par là et qu'il a une réelle envie de collaborer (je ne refuse pas la discussion au contraire), et ben on en discutera bien tranquillement autour d'un verre et puis on verra.
Justement, si je crée ma propre structure, je ne marche plus sur les platebandes de personne...
Fan de la première heure moi je dis bravo ! J'ai la chance d'avoir un de tes livres dans ma bibliothèque, et des bijoux pareils ça ne se faits pas avec la grosse artillerie mais avec des doigts de fée! bisous!
Je ne voulais surtout pas te dissuader de créer ta propre structure. c'est très bien !
Tu as raison de ne pas baisser les bras, mais simplement, ne délaisse pas les éditeurs la chance peut venir aussi de leur côté !
Ah, Léa, il faut vraiment que je t’appelle.
J’ai besoin de tes conseils et de ton expérience en la matière pour me lancer dans l’aventure de façon structurée. Et oui, se grouper j’y ai pensé pour multiplier les dépôts et proposer une qualité de choix.
Ah la Biennale…c’était ma première (directe dans le grand bain) aussi bien derrière (dans la préparation) que dedans (au fait les derniers livres ont regagné enfin le domicile de leurs propriétaires et le petit tchéque arrive chez vous tous cette semaine).
C’est tout à fait vrai, tous ces livres… c’était super fort, et cette grande tablée avec tous le monde autour venu d’horizons différents mais tous très ouverts à l’autre, prêts à discuter, à échanger…
Un moment de grande générosité ! Et puis j’ai eu un rapport bien privilégié avec vos chers bébés alors ça m’a gagnée.
C’est comme ça que je le vois l’échange qu’il peut y avoir avec l’intermédiaire du livre, le livre est au départ un passeur de savoir, de culture, d’idées, d’humeurs, de talents…un transmetteur.
Il a son histoire à livrer et celle qu’il va vivre (passer de main en main comme un relais, marquer les esprits) il laisse une trace (autant que ça soit dans le plus bel écrin possible) le livre d’artiste, un livre unique de créateurs.
J’ai l’impression que les éditeurs d’aujourd’hui ont un peu oublié ce côté là et qu’ils n’en font qu’un outil monnayable. La valse des directeurs artistiques en est un peu la preuve. L’auteur et l’illustrateur sont des créateurs, des passionnés (pas des intermédiaires) alors forcément, si leur bébé arrive dans les mains de quelqu'un de passage (pas impliqué dans cette histoire) il y a comme un COUAC et leur courrier passe à la trappe !
Ah, la fameuse « ligne éditoriale », existe-t’elle vraiment ou n’est-ce qu’une façade (un miroir aux alouettes un peu fourre tout) !?
Je ne doute pas qu’à la base de la création de certaine maisons d’édition ils y avait de vrais passionnés, mais où sont-ils ?!
Hé, hé Delphine je me doutais que tu allais passer ici, c’est vras que tu est la première à avoir fait l’acquisition « des Shamanies » et je t’en remercie encore aujourd’hui, par ce geste tu m’as donné bien du courage à l’ouvrage. Les doigts de fée tu as raison, ça résume bien le travail du livre d’artiste, ils font un livre d’un bout à l’autre avec la même passion, chaque geste fait partie du processus de création et au final, on a un livre fort, impressionnant tellement juste, un échange vivant… A cette biennale il y avait la fameuse « Coco Texedre » et franchement sont travail autour du texte « le genévrier » des frère Grimm très, très fort !!!
De mon côté, j’attends qu’un livre me marque et c’est pour cela que le livre d’artiste sonne plus vrai à mes yeux aujourd’hui qu’un produit standard (auquel ont a enlevé sa force en le banalisant).
Ok Patrick si tu le dis, je vais garder un œil sur les éditeurs, mais j’ai bien peur de ne voir rien venir…
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